Haut et bas

Il descendait les escaliers du haut de la rue Charles de Batz.
Elle les remontait.
En bas.
Zut se dit-il, je suis dans le mauvais sens.
Arrivé en bas, l’air de rien, il fit demi-tour.
Les remonta.
De bas en haut.
Elle n’était plus là.
Elle ne l’avait pas attendu, s’éloignait d’un pas lointain vers la rue Victor Hugo.
En haut.
Il grommela.
Redescendit en bougonnant.
Du haut vers le bas.
Mauvais matin.
Au troisième pas sur la rue Honoré de Balzac.
En bas.
Il en croisa une seconde qui venait du haut de la place Denfert-Rochereau.
En bas.
Jupe courte, jambes longues, talons hauts.
Elle allait vers les escaliers.
Du bas vers le haut.
Son bus arrivait, il allait le manquer.
Tant pis.
Il n’hésita pas.
Retourna.
Du bas vers le haut.
Suivant les jambes en bas là-haut.
Là-bas.
Son patron comprendrait…
Comme chaque matin.
Comme chaque jour.
Comme chaque fois.
On sait ces choses là quand on vend des strings, des tangas, des shortys, des bodys, des corsets, des guêpières, des jupons, des nuisettes, des porte-jarretelles…
Et des bas.

 

Photo : Miss Legs

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