Pierrot mon ami par Raymond Queneau

Il y a des livres que je n’aime pas, que j’abandonne en route (Beaucoup)
Il y a des livre que je trouve sympas que je lis jusqu’au bout (Assez beaucoup)
Il y ‘a des livres que j’aime vraiment (Un peu beaucoup mais moins)
Il y a des livres que j’adore mais que je ne relirai jamais (Pas beaucoup du tout)
Et puis il y a les livres que je lis, relis, rerelis et relis encore (Très peu beaucoup)
Dans cette courte liste (Une dizaine à peine), Pierrot mon ami doit tenir la deuxième ou troisième position.
Pourquoi ?
Ah ?
Que voici, que voili, que voilou une bonne question !
Pour Raymond Queneau, ce sera facile d’y répondre.
Un écrivain qu’il faut avoir lu une fois au moins dans sa vie autrement on n’est pas fini pareil.
Un style …original, littéraire autant qu’original, étonnant autant que littéraire, impertinent autant qu’étonnant, unique en un mot.
Un humour déjanté, souvent caustique.
Des personnages attachants, des histoires flirtant joyeusement avec l’absurde et le non sens (Il paraît que ça ne veut pas tout à fait dire la même chose m’a-t-on dit alors je me lâche et je mets les deux et hop là je suis comme ça).
D’ailleurs, dans ma courte liste, Zazie dans le métro tient aussi une bonne place.
Je vous conseille l’un des deux  romans, si vous voulez vous lancer dans le Raymond Queneau pour les nuls, avant d’attaquer l’incontournable mais moins évident : Exercices de style.
Mais revenons à Pierrot mon ami.
Un morceau de vie d’un jeune homme sans originalité à part le fait d’être très fort au flipper.
Ça commence bien vont dire certains.
Ben oui, et alors ?
Pierrot se laisse porter par la vie, les évènements, mais les évènements ne sont pas banals (Ou banaux, je ne suis pas sectaire).
Jugez plutôt.
On se promène à sa suite dans un parc d’attraction où il travaille un temps pour poser les femmes sur une bouche à air qui fait lever leurs jupes, puis dans un mausolée étrange dont il croise le gardien, avant de le suivre dans une pérégrination rigolote accompagné de deux singes aussi sympathiques qu’improbables.
Autour de cet anti héros jouant comme un révélateur, vont s’agiter le patron du parc, sa femme, sa fille, les deux copains avec qui il travaille, un fakir né à Maubeuge ou par là, le gardien du mausolée, un dresseur, plus quelques individus ou individuelles (Je ne suis pas anti-féministe non plus) plus savoureux et savourelles les unes et uns que les autres.
A chaque page, on se fait plaisir, on se demande ce qui va arriver, où va nous emmener ce crénom d’écrivain barjot.
Et ce n’est jamais décevant.
Du suspense, du rythme et pourtant, on le sait, tout cela n’a aucune espèce d’importance.
C’est agréable, c’est amusant, ça se lit comme on boirait un bon vin et on en garde sur le cœur, quand on a tourné la dernière page, une petite tristesse légère, un court sentiment d’abandon,  une envie de ne pas (déjà) quitter ce petit monde qu’on aimait bien.
Merci Monsieur Queneau !
Tiens, d’ailleurs, je crois que je vais me refaire, dans la foulée, une lichette de Zazie dans le métro.
« Médouquipudonctant » Je crois que ça s’écrit comme ça mais je n’ai pas été vérifier, les puristes me pardonneront..
Le premier mot de cet autre bouquin tout aussi génial.
Et pour finir une citation de ce même livre pour conclure cet article.
« La vie? Un rien l’amène, un rien l’anime, un rien la mine, un rien l’emmène ».
Et pis, c’est tout !

Le manteau du matin

Encre de chine
50 cm par 70 cm

Tableau mis en vente  encadré de noir et protégé sous verre.
Livraison faite à domicile par l’artiste.
400 €
(frais de livraisons compris)
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