Une liaison dangereuse par Marie Céhère et Roland Jaccard

Ah !
Voilà un bouquin que j’ai déniché au long d’une de mes flaneries-fouineries dans une bouquinerie improbable.
Avouons-le, j’adore flaner-fouiner dans des bouquineries mais pas que…
Pas vous ?

La photo de couverture m’a attrapé d’abord, presque choqué. Et pourtant, le Diable et ses comparses savent que je suis rarement bluffé dans ce domaine.
Mais là !
Dire qu’elle est sensuelle, lascive, érotique, c’est peu dire. Ces deux bouches baiseuses, biaiseuses, ces deux visages imbriqués, ce bras qui serre,  qui bloque, ces longs cheveux en filasse désinvolture, ce sein dévoilé-caché, tourné dans notre direction, offert.
Lubrique.
Et le collier, lame de rasoir, froid et onirique.
Trop bien !
Rarement j’ai vu une photo qui en dévoile si peu pour en dénuder autant.
Alors j’ai pris, alors j’ai acheté (ou volé, je ne sais plus), alors j’ai lu.
Et je n’ai pas été déçu.

Une entrée en matière de Marie Céhère d’abord. On se demande quelle histoire elle commence à  nous raconter. Roman, nouvelle, récit réaliste, où allons-nous ?

Et soudain, au détour d’une page que l’on tourne, le dialogue commence.
Car c’est d’un dialogue qu’il s’agit entre Marie Céhère, 23 ans, jeune femme intellectuelle aux reflets morbides et Roland Jaccard, 73 ans, vieil intellectuel bougon, désabusé, pervers, amoureux des femmes jeunes, fraiches, morbides et surtout intellectuelles.
Un dialogue messenger. Des phrases courtes. Les heures et minutes où elles sont envoyées, souvent de nuit ou tôt le matin. Ce sont des nocturnes que ces deux là.
C’est palpitant. On avance avec eux au fil des messages de plus en plus grivois côté Jacquard, de plus en plus coquins côté Céhère.
De ci de là, quelques photos.
Il demande des photos, elle les lui donne à petits pas.
Elle ne demande jamais de photos, pas besoin.
Un mâle, ça veut voir, une femme, ça veut imaginer.
Puis on en arrive à la « peut-être » rencontre.
Car rien n’est certain avec eux.
Les dialogues s’interrompent, le récit reprend à deux mains.
D’abord Roland Jaccard, ensuite Marie Céhère.
On reconnait le style de l’un, on découvre les possibilités d’écriture de l’autre.
Mais…
Restons-en là. Vous ne pensez tout de même pas que j’allais tout vous dévoiler non plus.
Achetez-le !
Volez-le !
Allez vous aussi flaner-fouiner chez les bouquinistes… et si vous avez de la chance !
Bon soyons sympa, j’ai vu qu’il se trouvait encore sur Internet…

Et, pour finir… qu’est-ce qu’on dit à Tonton François qui s’occupe si bien de vous et vous propose de saines lectures ? Huuuuum ?

 

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