Les linottes par Georges Courteline

Un petit bonbon, ça ne se refuse pas.
Celui-là a un parfum de menthe poivrée juste acide ce qu’il faut comme j’aime.

De Georges Courteline, je n’avais lu, ou vu, jusque là que les pièces de théâtre légères et courtes-vêtues.
Dont ma préférée, « La peur des coups »,  amusante, érotique, quand elle est jouée correctement… ce qui est rare hélas.
Eh bien ce roman de 1912, assez osé pour l’époque, ne dépare pas son auteur.
On suit un jeune homme dilettante qui écrit des opéras bouffes à temps perdu, qui gère, dans l’optimiste, plusieurs maîtresses et ne fait pas grand chose d’autre.
On rencontre ensuite un compositeur d’opéras bouffes (Tiens !), vieux, ronchon, désagréable, pratiquant une unique maîtresse mais bien gironde ma foi.
Que font-ils ?
Ils écrivent ensemble un opéra bouffe.
Ah ! Ah !
Et coquinent pas mal avec ces dames et demoiselles.
Tant mieux !
Et soudain, voyez comme tout cela est bien construit…
Arrive le mari d’une des Maitresses du premier larron.
Et que fait-il celui-là ?
Il s’enthousiasme pour l’opéra bouffe des deux zigotos, achète un théâtre, y monte le bidule dont la maîtresse du second sera l’interprète principale.
Tout cela dans la joie, la bonne humeur et une grivoiserie de bon aloi.
On s’amuse, ça ne fait pas pipi loin (comme dit un chanteur que j’aime bien) mais on passe un bon moment tranquille, plaisant, canaille.
Du Georges Courteline quoi !
Par ailleurs, c’est très bien écrit.
Un goût agréable, qu’on oublie vite, avec juste l’envie d’en goûter un autre si l’on tombe dessus.

J’vous ai apporté des bonbons
Parce que les fleurs, c´est périssable
Puis les bonbons, c´est tellement bon
Comme disait un autre chanteur que j’aime bien aussi.

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