Le diable vit à Notting Hill par Rachel Johnson

Ah, chouette !
Parler un peu d’un bel étron littéraire avant d’aborder trois super bouquins dans mes prochaines chroniques…
Quel plaisir !
Car ce bouquin là, que faut-il sauver ?
Eh ben… euh… rien.
Génial non ?
Tout est pourri, c’est simple, définitif.
D’abord le titre. Plus aguicheur tu meurs : le Diable, Notting Hill, si ce ne sont pas des références pour faire vendre, je ne sais pas ce qu’il faut faire.
Un piège à gogos parfait.
L’histoire ?
On touche le fond du fond de la médiocrité.
Une histoire de bobos riches, des femmes évidemment. Leurs histoires de cœur, de gourous, de problèmes de beauté, de mômes.
Tout ça pourri de fric.
Fortiche non ?
Le style ?
Mal écrit… normal. Sans descriptions… logique. Avec des phrases simples (sujet, verbe, complément) pour que tout le monde puisse lire sans effort.
Je suis certain que ce truc a fait un carton.
Mais quant à moi…
Je me suis arrêté à la page 28, j’ai réfléchi à qui je détestais suffisamment pour le lui offrir. Je n’ai pas trouvé, c’est dire.
Alors je l’ai délicatement pris entre deux doigts gantés Mappa, je l’ai posé dans ma poubelle que j’ai soigneusement fermée histoire qu’il n’empeste pas la maison de mauvaises vapeurs débilitantes. Je ne dirai pas aux éboueurs qu’il est dans mes ordures, ils seraient capable de ne pas le prendre.
Puis je suis parti prendre l’air.
Il faisait beau.
Comme quoi, même un mauvais livre peut avoir de bons effets.

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