Les grands chemins par Jean Giono

Amusant comme il m’est toujours plus difficile de parler d’un livre que j’ai aimé plutôt que d’un bouquin que j’ai détesté.
Comme quoi, on ne se refait pas, je suis vraiment un type pas fréquentable du tout.
Ce roman, disons-le, est magique.
Un personnage étonnant, un marcheur, un type sans attaches, qui se déplace en changeant de boulot au fur et à mesure de son périple.
Des paysages à couper le souffle décrit dans une langue à couper la chique.
Quel écrivain !
Waoh !
On avance à petits pas dans ces décors magnifiques, collines, montagnes, vallées encaissées, villages nichés, le jour se lève, le soir s’appesantit, la nuit bleuit, le ciel étoilé, l’automne puis l’hiver, le froid, la neige.
On rencontre à sa suite une galerie de personnages si réalistes que je crois que Giono les a rencontrés « en vrai » et beaucoup aimés.
Et puis… arrive le second héros de l’histoire, un gitan, grand guitariste et surtout grand tricheur aux cartes.
La tension monte peu à peu…
On commence à avoir les mains moites.
A ne plus pouvoir s’arrêter.
D’autant que Jean Giono a choisi de ne pas mettre de chapitres. Aucune séparation, aucune pause pour souffler en tournant une page dans ce flux langoureux, tendre et violent, qui nous entraine comme marche son héros…

Merci Monsieur Giono !

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