Zazie dans le métro par Raymond Queneau

Alors, disons-le tout de suite : Chef d’œuvre.
Si vous ne l’avez pas lu, tentez le coup. Vous aimerez ou détesterez, il n’y a pas de demi mesure, mais vous n’en sortirez pas indemne.
Car Raymond Queneau, c’est de la littérature hors normes, du « qui déménage », du « qui décrispatouille ». Des histoires qui n’appartiennent qu’à lui, barrées, barrantes, une langue virtuose, décomplexée. Il manie les mots comme des boules de jonglage, les triture, les dépèce, en invente de nouveau, s’amuse et nous fait rire.
Parfois jaune…
Quand on ne comprend pas tout car on ne comprend pas toujours tout, on se regarde dans la glace, on se traite d’imbécile et puis on aperçoit le sourire en coin de l’écrivain qui se marre, qui se marre…
Ah ! Ah ! Ah !
Il nous a bien eu !

Alors…
Lisez « Exercices de Style », célèbre et adoré d’Annabelle.
Lisez « Mon ami Pierrot », plus tendre.
Et Lisez « Zazie dans le métro ». Une farce décapante, des personnages ambigus, pervers, perdus dans un Paris qu’il ne reconnaissent pas.
Rigolez du premier mot du roman, comme je l’ai fait quand j’avais quinze ans, à le répéter partout, en toutes circonstances, en toutes conventions guindées, et il y en a beaucoup…
« Doukipudonktan ! »
Ou comme dit le perroquet Laverdure un peu plus loin (Là aussi, j’ai beaucoup usé et abusé de l’expression)…
« Tu causes, tu causes, c’est tout ce que tu sais faire ! »
J’en resterai donc là.
Les perroquets auront toujours le dernier mot, c’est bien connu.

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