Quand Franck Baluze se balade en château

 

En ce moment je suis en train d’écrire le Franck Baluze numéro 3 qui se passe à Limoges et aux alentours.
A la minute où j’écris ceci, Franck vient de sortir, en Rolls-Royce Phantom s’il-vous-plaît, de ce château incroyable.
C’est en Haute Vienne et ça existe vraiment.
Bon plutôt que de m’embarrasser à vous le présenter, je préfère vous mettre ici l’extrait que je viens d’écrire du bouquin. On ne se refait pas, je suis un paresseux total et puis, sait-on jamais, peut-être que ça vous donnera envie de vous le procurer quand il sortira :

─ Dites-moi mon brave !
Suivez mon conseil, si vous voulez avoir du style, appelez toujours un chauffeur en livrée « mon brave ».
─ Comment s’appelle ce château ?
Le chauffeur reste impassible. Ça aussi, c’est classieux. Sans se retourner, le regard toujours braqué sur la route, il me répond.
─ Monsieur Baluze, une première chose. Je veux bien croire que vous êtes le meilleur détective du monde, mais avec tout le respect que je vous dois, si vous m’appelez encore une seule fois « mon brave », je vous éclate la tronche.
Je regarde ses biceps puissants, ses mains pareilles à des battoirs et j’acquiesce d’un signe de tête en tentant de lui mitonner mon sourire Sam Spade joué par Humphrey Bogart dans le Faucon Maltais. Plutôt qu’un faucon, je dois avoir l’air d’un canard qui vient de prendre une pelle sur le bec mais je suis dans son dos alors tant pis, il ne me voit pas.
Erreur ! Je croise son regard dans le rétroviseur.
─ Et ensuite, pour vous répondre, nous sortons de La Forteresse militaire de Montbrun datant des XII° et XV° siècles. C’est sans doute l’un des plus beaux et des plus pittoresques monuments du Limousin. La forteresse actuelle fut construite en 1179. Son donjon roman à mâchicoulis, « Le Grand Jacques », ses quatre tours rondes d’enceinte et son étang semblable à des douves, composent un remarquable ensemble et en font un véritable château de contes de fée. Racheté en 1995 par mon patron, et après de lourds travaux de restauration, de décoration et d’ameublement, la forteresse est aujourd’hui accessible au public sur réservation. La visite guidée vous mènera à la découverte de 13 pièces somptueuses, sur les 32 qui la composent, une visite que je vous conseille un jour où vous aurez le temps.
Tout cela sans une hésitation. Dans une autre vie, il devait être prospectus de tourisme.
Je suis bluffé.
─ Ah dites-donc, très fort !
─ Non, aucun mérite. J’ai régulièrement des péquenots pas fûtes-fûtes qui posent cette question, alors j’ai appris par cœur l’argumentaire.
Il se retourne, me sourit d’un sourire de vampire. Est-ce qu’il se ficherait de ma poire par hasard ?
J’hésite.
─ Et enfin, mon patron cherche à vendre pour seulement 6 millions 500 mille euros. Une affaire ! Si vous êtes intéressé, dites-le moi, je lui passerai le message.
Il se marre. Non mais quel nul celui là avec sa blague à dix balles !
Euh non pas à dix balles.
En tout cas, il a de la chance d’être plus fort que moi sinon il aurait affaire à « THE » Franck Baluze.
Je m’assieds au fond de la banquette de cuir, un peu vexé quand même.
Je lui revaudrai ça.
Une autre fois.

 

Franck Baluze. Promo !

Promo :
Un bout de texte tiré du premier bouquin de la série Franck Baluze pour vous donner envie (ou pas) d’acheter l’un voir les deux.
En vente dans toutes les librairies si vous embêtez correctement le libraire et sur Internet mais c’est moins fun.

Et en même temps une chouette pub pour la maison du Wladimir à Argenton sur Creuse. Je vais encore me faire des copains…
Merci Franck Baluze !

La pluie cogne sur les carreaux.
Il fait un temps de cafard.
J’ai oublié de fermer les volets.
J’aime quand, le matin, les perspectives sont aussi joyeuses et primesautières. Je regarde ma montre. Dix heures. L’aube pour ainsi dire.
Je râle histoire de râler, mais me lève pour pouvoir profiter d’une vraie matinée.
J’ai du boulot.
D’abord, manger. On ne fait rien de bon l’estomac vide.
Je farfouille un peu les placards de la cuisine. Le résultat est à la hauteur de mes espérances : un trognon de pomme moisi, un morceau de fromage marronnasse, un fond de confiture datant de la première guerre, celle contre les Prussiens.
Bon il s’agit d’être efficace, pragmatique, précis.
Le rasage, l’après rasage.
Le coup de peigne ensuite, pour me faire la coupe peignée-dépeignée que m’a enseignée Patou, mon coiffeur parisien.
Vient le moment crucial, je choisis le troisième complet de mon séjour indrien. Ma journée sera professionnelle d’abord, puis langoureuse ce soir. Il me faut donc une tenue qui corresponde aux deux attitudes. Fort de cette réflexion j’enfile ma chemise rose hyper mode sur un jean décontracté mais très classe. Enfin pour donner à l’ensemble ce côté vraiment décalé-chic, je jette sur mon épaule ma veste blanc cassé. Je lance un coup d’œil critique dans le miroir de l’entrée. Je suis superbe avec mon style baroudeur qui va plaire, je le sens.
Alors, prêt à toute éventualité même la plus agréable, je sors.
Merde, il pleut toujours. J’ai négligé de prendre mon manteau qui ne peut s’adapter avec ma tenue.
Tant pis, je cours sous la douche tout en tentant de me glisser dans cette veste à la noix, et me précipite dans la première pâtisserie venue : La maison du Wladimir.
Qu’est-ce que c’est que cet endroit ?
J’espérais les bons croissants craquants, les religieuses baveuses, les éclairs libidineux. À la place, des petits machins chocolateux, des bidules meringouilleux, des babioles pralinesques.
La vendeuse est souriante, jolie. Je résiste à l’envie de sortir en hurlant, lui achète une série de machins-trucs au caramel. Ça a l’air à peu près mangeable.

Franck Baluze

Ça y est la collection des Franck Baluze est au complet.
Deux polars à vous offrir pas cher pour vous amuser cet été avec le détective le plus calamiteux de l’histoire du roman policier.
Ils sont distribués partout en France alors allez voir votre libraire préféré et commandez-les si cet imbécile n’a pas compris que ce sont « LES » romans qu’il faut avoir.
Et de plus une double balade dans le Berry, Châteauroux et Bourges, que demander de mieux ?
Elle est pas belle la vie ?

Franck Baluze

La réédition de « Voir Châteauroux et mourir » est en approche. promo bientôt…
Taaaadaaaammm !