La femme pressée

Encre de chine
50 cm par 70 cm

Tableau mis en vente  encadré de noir et protégé sous verre.
Livraison faite à domicile par l’artiste.
400 €
(frais de livraisons compris)
Pour plus de renseignements ou pour l’acheter, contactez-moi par mail
creartiss@orange.fr

Gribouillis du lundi

Dessin 218

Si ce dessin vous plaît, vous pouvez me l’acheter 10 € (Frais d’envoi compris)
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Je vous l’enverrai daté, signé, et pourquoi pas dédicacé.

Gribouillis (Retour en arrière)

Dessin 7

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Ma vie avec Annabelle

Samedi 16 janvier 2021

Assis dans le salon face à mon ordinateur, je me promène à Blois, à Chambord pour être exact.
On sait vivre.
Mes deux personnages, Sandra et Paul, entament leur chapitre trois avec une promenade, assez tumultueuse je dois l’avouer, dans le parc de ce château que je préfère aux autres.
Eddie Higgins et son trio m’accompagnent d’un jazz-balade. Soudain, une improvisation sur les demoiselles de Rochefort.
Plaisir
Il fait bon. La cheminée diffuse une chaleur douce, craquante. Sur le carreau de la baie vitrée ouvrant sur l’océan, le vent balance des bourrasques de pluie froide ajoutant une sensation de confort supplémentaire à la tiédeur de la pièce.
Nous sommes à Royan depuis deux semaines. J’apprécie cette ville silencieuse et déserte, le long rideau d’asphalte sans voitures bordant la plage sans baigneurs, les restaurants sans convives, les boutiques closes, les immeubles aux fenêtres noires, les villas aux volets fermés, les rares passants frileux, marchant vite, accompagnés du chien échevelé et gai.
J’aime la mer en hiver.
Un endroit idéal pour inventer mes histoires.
J’attrape mon verre de Cognac (on n’en est pas loin), boit une gorgée.
– Alors ? Comment trouves-tu mon nouvel ensemble ?
Tiens ?
Je relève le nez, le verre toujours à la main.
Je manque le laisser tomber.
Annabelle a abandonné son roman policier pour aller revêtir, sans que je le remarque, un corset rouge que nous avons acheté il y a deux jours. Il s’assortit d’un charmant string, d’une paire de jarretelles à nœuds coquins…
Un délice.
Judicieux achat !
– J’adore.
Mutine, Annabelle passe sa main le long de la taille puis descend sur les bas.
– Tu ne trouves pas qu’il serait un peu…
Je pose  mon cognac, me lève, traverse la pièce.
– Non, je ne trouve rien si ce n’est qu’il est fabuleux. Et, en cette période de tristesse généralisée, on a besoin de choses fabuleuses pour continuer à jouir de la vie.
Et nous savons faire ça, Annabelle comme moi.
Sans nous vanter.
Alors Sandra et Paul attendront. Ils ne sont pas si mal dans leur parc, il y a des animaux à regarder, il fait beau, un chouette château.
Pour ma part, j’ai deux trois choses plus importantes à faire.
Car il y a des priorités dans la vie.
Quand on a un vrai sens des valeurs…
Ce qui est mon cas bien entendu.
Pas vous ?

Photo : Line Colibri (Un grand merci pour son autorisation)

Gribouillis (Retour en arrière)

Dessin 7

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Le chemin dans la dune

Une allongée de jambes, un dernier repli de sable, le sommet de la dune.
S’arrêter.
Regarder.
Le sentier avance encore de quelques mètres pour s’interrompre en brisure d’ombre devant une plage claire, lisse, bordée de la couture double d’une frisée de vagues. Puis c’est le bleu-sombre de la mer griffée de courtes fronces claires, le bleu-cobalt d’un ciel de nuages translucides.
Un vent léger.
Sourire.
Quelques pas de plus. Le sol est tendre, doux sous le pied nu, chaud mais sans bruler. Les poteaux de bois, de parts et d’autres du chemin, dessinent de leurs pointes effilées un territoire sombre sur la rondeur du sable blond. Deux sont entaillés d’une plaie graphique.
Esthétique.
Il aime ça.
Il est le premier ce matin à venir ici. Pas une marque humaine devant lui, pas une trace. Par où sera-t-elle passée qui est partie plus tôt ? Sans doute par l’autre accès, moins sauvage, plus formaté.
Sur le passage, cinq touffes d’herbes impertinentes frisent leurs plumeaux à la brise tendre. Plus haut, elles deviennent nombreuses, rassurées, en troupeau de hérissons ébouriffés.
Un joli endroit vraiment.
Il s’installe les jambes en tailleur, sort un crayon de sa poche, ouvre son carnet de croquis.
Et d’une série de gestes sûrs, il stoppe la mer, le ciel, les nuages, il bloque la brise sur le court buisson qu’elle broussaille, il estompe d’un fusain précis le creux sinueux sur les poteaux, la marque de leurs ombres sur le sable.
Tout se fige dans cet instant-là, à cet endroit-là.
Dessinateur.
Dans trois jours, quatre au maximum, ce sera une huile, une toile.
Peintre.
Et nous pourrons, nous aussi, nous poser au bord de ce sentier un matin d’été.
Tout voir, tout sentir, tout retrouver dans cet instantané.
Arrêt sur image.
Il a fini, se relève, s’époussète, s’en va  rejoindre celle qui l’attend.
Pas nous !
Car j’ai décidé comme lui de stopper mon histoire ici, juste sur le bord de ce chemin, au moment exact où il a reposé le crayon, rangé le carnet.
Nous n’irons pas plus loin.
Moi aussi, je sais figer le temps.
Arrêt sur écriture.

Peinture : Jean-Hubert Paillet

Gribouillis du jeudi

Dessin 217

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